fév 15 2009
Les conditions
Le pouvoir le plus percutant et de loin le plus grand, est l’argent que ce soit en regard de l’individu ou de la famille. L’argent permet de s’instruire, de se protéger des intempéries, de se soigner, de se gâter quelque peu et de prévoir une retraite acceptable à cause d’une capacité de gérance diminuée.
Pour parvenir à administrer efficacement et en bon père de famille, on doit avoir le contrôle sur les revenus réalisés, et cela concerne autant l’individu que les parents. Ceux-ci sont les plus compétents pour gérer sainement l’argent encaissé. Ils connaissent leurs besoins immédiats et les réserves qu’ils veulent générer pour des besoins futurs ou des investissements projetés.
Il en est de même pour les gouvernements dans la gestion du bien-être de leurs concitoyens. Ils favorisent l’éducation, veillent à la santé de leurs concitoyens, développent des infrastructures, soutiennent les moins nantis et administrent les deniers publics comme un bon père de famille.
Dans toute gestion, pour passer de l’idéal à la forme, il faut avoir le plein contrôle autant sur les entrées de fonds que sur les sorties.
Deux conditions sont jugées indispensables, en plus de votre accord pour redresser la situation inconfortable et déficitaire, si nous, les gens du Québec, souhaitons d’une part demeurer au sein du Canada et, d’autre part, si le Québec veut mettre fin à cette quête qui n’en finit plus.
La première condition est la perception et la gestion de tous les impôts et taxes. Ce choix donnerait au Québec la possibilité d’un dosage fiscal qui lui serait approprié entre les trois grands véhicules fiscaux soit l’impôt des particuliers, ceux des corporations et de la taxe à la consommation. En fonction des besoins des concitoyens, il y a un lien indispensable entre le choix de la perception des deniers publics et leur répartition.
La deuxième condition est que le Québec paye les frais encourus par le Canada représentant une coalition de collectivités territoriales. Ces dernières lui ont délégué certains pouvoirs et fonctions tels que les affaires étrangères, la défense nationale, la justice, les industries, la sécurité publique, l’agriculture et autres.
Votre accord est le fer de lance, si vous, gens du Québec désirez construire un avenir prometteur à votre descendance, toujours dans le cadre canadien. Il vous revient de vous tenir debout, de vous prendre en main et d’une seule voix, devant le fédéral, lui préciser que les deux conditions sont indispensables pour un lien harmonieux entre le Canada et le Québec et son redressement financier.


