fév 15 2009
L’endettement et ses coûts
L’endettement et ses coûts, où nous conduisent-ils?
L’endettement et ses coûts, où nous conduisent-ils? Selon le vérificateur général, M. Renaud Lachance, il y a trois catégories de dettes. Selon lui, la dette nette au 31 mars 2008 s’élevait à 124,3 G. Malgré la présentation de budgets équilibrés, la dette nette pour financer des infrastructures a crû depuis le 31 mars 2003 de 13 G. La dette brute inclut les déficits des hôpitaux et des commissions scolaires et s’élève à 148 G. Quant à la dette totale, on y ajoute les dettes d’Hydro-Québec et celles des municipalités pour un grand total de 208 G.
Où nous conduit l’endettement? La dette nette de 124,3 G influe directement sur nos impôts et sur nos taxes. À 6 % d’intérêt, le coût par électeur est de 1 350 $ par an. On doit réparer les infrastructures d’ici 2014 au coût de 41 G. D’autres frais d’intérêt de 430 $ par électeur s’y ajouteront. Et toujours pas de solution. Il faut en trouver une. L’endettement nous conduit directement dans un cul-de-sac.
Et pour comble de malheur, une récession se pointe à l’horizon. C’est normal qu’elle survienne, la croissance économique a duré 15 ans. Ce qui est anormal, durant tout ce temps le Québec a continué de s’endetter de 25 G. Enfin à qui la faute? Y a-t-il eu mauvaise gestion? Ce que je peux avancer, le fédéral a réduit ses dettes de 100 G. À vous de juger.
Autant pour la société que pour l’individu, faciliter l’accès à l’endettement trace la voie à la surconsommation. C’est comme donner des stéroïdes à un athlète l’amenant à performer au-delà de ses capacités. Pour les individus, risque de faillite, de perte d’actifs. Pour les pays, risque de récession. C’est ce que vivent les États-Unis. Le surendettement crée une baisse de la cote de crédit et une hausse du service de la dette.
Promesse électorale pour stimuler l’économie de M. Jean Charest (Le Soleil, 7 novembre 2008). « On s’endette mais on augmente le PIB, donc le ratio de l’endettement est moins fort. » Alors d’ici 2014, le Québec s’endettera de 41 G pour des frais en infrastructures. Méfiez-vous des politiciens qui avec leurs lunettes roses affirment que tout est pour le meilleur des mondes quand le rapport dette/PIB diminue même si la dette augmente. Le PIB est en soi le produit intérieur brut généré dans l’année. Si, en affaires, on procédait de la même façon pour calculer ledit ratio, cela n’aurait aucun sens puisque la dette serait divisée par les revenus totaux.
Tout emprunt doit être remboursé, en rapport avec la durée de vie d’un actif acquis ou d’une réparation majeure. Si le gouvernement adoptait cette politique d’endettement, les citoyens vivraient selon leurs moyens. Ils paieraient des impôts en conséquence. Chaque génération défrayerait les infrastructures mises à sa disposition et ne vivrait pas à crédit sur le bras de sa descendance.
Dénouer cette crise, c’est la tentative de ces écrits. Y a-t-il des moyens pour y parvenir? Assurément, il y en a. Cela implique des conditions à remplir et le profond désir des gens du Québec d’y parvenir.


