fév 15 2009
L’impact de la fiscalité
L’impact de la fiscalité dans la répartition de la richesse
La fiscalité, dans son objectif de limiter l’élargissement de l’écart entre les mieux nantis et les plus démunis, contribue à éviter la création de ghettos pour l’un ou l’autre des deux pôles.
Voici deux exemples de lois fiscales récemment votées par le fédéral qui risquent d’accentuer l’écart entre les riches et les pauvres.
- Le partage des revenus entre conjoints, dont l’un d’eux a des revenus de 60 000 $ et l’autre qui n’en a pas, peut générer une épargne fiscale de plus de 2 700 $.
- La possibilité de placer 5 000 $ par année, revenu d’intérêt libre d’impôt, à compter de 2009.
Deux lois votées par le fédéral, le Québec doit s’y plier.
Maintenant il faut regarder deux exemples à l’opposé des deux précédentes pour éviter de creuser un trop grand écart entre les couches de la population.
- Actuellement, les retraités qui gagnent plus de 66 335 $ doivent remettre 15 % de leur revenu net excédentaire jusqu’à concurrence du montant de la pension reçue. Ce montant minimum de leur revenu net serait ramené à 40 000 $. Avec cette récupération monétaire, il serait possible de hausser la pension de 100 $ par mois pour les 65 ans et plus, sans pénaliser le budget du Québec. Par solidarité, les aînés y apporteraient leurs contributions et se responsabiliseraient en réduisant l’écart entre les riches et les pauvres.
En ce qui me concerne, l’appellation présentement utilisée la pension de vieillesse s’identifierait sous le vocable la pension des aînés. Cette appellation laisserait place à de plus nobles sous-entendus comme ceux de pondéré, d’accompli, de réfléchi ou de sagesse pour les aînés, à l’opposé de décrépitude ou de sénescence pour vieillesse.
Les retraités auraient le choix de prendre leur pension entre 60 ans et 70 ans. Ce serait comme le Régime de rentes du Québec qui a des taux variables en regard de l’âge où la demande est formulée.
- Au plan des aînés, dans une autre tentative, le gouvernement a le rôle d’essayer d’éviter un trop grand fossé financier entre les mieux nantis et les plus démunis. Tout pensionné gagnant moins de 32 000 $, moyenne de gains des aînés, serait imposé à partir de ce montant sur les salaires et pensions.
Il ne faut pas être contrarié par cet avantage dont l’entourage pourrait en profiter. faut reconnaître que lorsque l’on gagne peu, l’on épargne peu. Cet avantage se retrouve donc en circulation rapidement, le démuni ayant des besoins à combler et le gouvernement pourrait récupérer le 40 %. Autre avantage, ce crédit garde les gens au travail; le Québec a besoin de main-d’œuvre et d’expériences.


