fév 15 2009
Gratuité scolaire et tarifs électricité
Gratuité scolaire
Je me prononce pour la gratuité scolaire, du primaire à l’université, pour former les jeunes qui veulent y accéder et pour leur faciliter l’entrée au marché du travail. La raison est simple. Je me sens mal à l’aise de leur dire : « Endettez-vous pour vous trouver de l’emploi, afin de payer les dettes de ma génération qui traînent depuis quarante ans, et cela, sans compter les intérêts. » Nous, les aînés, laissons aux zéro à trente ans des infrastructures comme des ponts et des routes qui ont un urgent besoin de réparations. Le moins que nous puissions faire est de faciliter la tâche, à toutes les classes de notre société, pour trouver de l’emploi des plus lucratifs, quelle que soit la capacité financière des jeunes. Au moins, pour le jeune éloigné des centres universitaires, défrayant des coûts de transport et de logement, ça l’allégera quelque peu.
Pour une subvention aux universités de 600 millions, le Québec récupère sous forme d’impôts et taxes 250 millions à condition que la population ne fasse qu’une déclaration de revenus. S’il y a deux déclarations de revenus, fédérale et provinciale, le montant de 250 millions est alors scindé en deux.
Les tarifs d’électricité
Je considère que la production de l’électricité au Québec fait partie du patrimoine québécois, donc appartient à tous les Québécois, et devrait être fixée au prix le plus bas. Comme le jardinier, si l’individu a besoin pour sa consommation personnelle d’une partie de ses récoltes, il ne les amènera pas à la Commune pour y payer le prix établi par celle-ci.
Les tenants à la hausse de ces tarifs veulent les doubler. Il y a 40 % de la population québécoise qui ne paie pas d’impôt. Où trouvera-t-elle le 1 200 $ que les familles y consacrent annuellement? Là aussi, le budget familial va en prendre un coup, surtout pour ceux qui grattent leurs fonds de tiroirs pour payer leur loyer ou tenter de conserver leur maison. La marge de manœuvre pour les démunis demeure donc restreinte.
Nos coûts d’électricité sont peu élevés, si nous les comparons à ceux de l’Ontario. Ils sont en effet deux fois moindres. Et si nous les comparons à ceux des États américains, ils sont trois fois moins chers. On peut y voir un sérieux avantage car son faible coût facilite l’exportation des produits manufacturiers. Doubler les tarifs, c’est 1 200 $ de plus par an, par famille, de quoi lui créer des difficultés budgétaires allant jusqu’à nécessiter une hausse salariale brute approchant les 2 000 $. Si tel est le cas, une hausse des coûts de production sera générée.
Ce soutien, pour la classe qui ne fait pas partie des 20 % payant 80 % des impôts, est minimal si l’on veut éviter de contribuer à élargir l’écart entre les mieux nantis, la classe moyenne et les démunis.
En conclusion, ne tentons pas d’égorger ces gens, évitons de les surtaxer, facilitons leur éducation. S’ils voient de la lumière au bout du tunnel, cela ne peut que les encourager à se prendre en main.


