fév 15 2009

Provinces et fédéral entre deux chaises

Publié par Denis

Les provinces et le fédéral se retrouvent-t-ils assis entre deux chaises ?

Le fait d’accorder à chacune des parties un pouvoir de taxation, même si les responsabilités réciproques sont définies, favorise un empiétement du fédéral sur des responsabilités dévolues aux provinces, résultant du pouvoir de l’argent.

La répartition des deniers publics entre les deux gouvernements est inversement proportionnelle à leurs responsabilités respectives, le fédéral percevant plus que le nécessaire de son budget. Certains territoires se sentent ainsi limités dans leur liberté d’action. Il leur manque des deniers publics pour faire face à leurs responsabilités. La preuve, il n’y a qu’à considérer les demandes inlassables de soutiens ou de subventions de la part des provinces au fédéral.

Il n’y a qu’un pas pour accuser le pouvoir central d’ingérence dans des domaines sous juridiction provinciale. Enfin, tout passé est gage d’avenir si on en reconnaît les erreurs.

Aujourd’hui, la réalité est tout autre, il faut se positionner pour l’avenir. Avec ces acquis, on redémarre sur un bon pied. Le défi de redressement est à la fois noble et puissant; désireux, nous le sommes, d’éliminer ces astringences qui nécessitent de constants et perpétuels compromis entre les deux paliers.

La réforme financière que je propose ne donne le pouvoir de taxation qu’à une seule entité et les deux conditions, une fois entérinées, éliminent cette position inconfortable dans laquelle se retrouvent les provinces qui perdent leurs prérogatives face à un pouvoir central assoiffé de pouvoir et de contrôle.